Tournoi UEMOA 2016: coup d’œil dans le rétroviseur du Togo

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Quarante-huit heures se sont écoulées depuis que la septième édition du tournoi de l’intégration de l’UEMOA organisée cette année au Togo d’Emmanuel ADEBAYOR s’en est allée mourir de sa belle mort avec le sacre du Sénégal et son meilleur buteur Badje Aliou laissant au Togo seulement une hypothétique récompense de l’équipe la plus fair play. À part le fait que l’on ait un peu plus parlé football que d’habitude, que l’entrée aux différents stades ait été libre et gratuite pour le public et que l’on ait nourrit des rêves un peu trop beaux pour être réalisables, qu’en aurons-nous retenu?

Ce qui restera collé aux méninges…

Trois matchs puis trois défaites pour le pays organisateur, nul ne l’aurait parié, mais voilà l’essentiel qui va hanter les mémoires en terme de bilan pour cette énième édition du tournoi de l’UEMOA. D’abord en ouverture contre l’équipe du Mali, le Togo n’a été que l’ombre de lui-même. Le seul motif de satisfaction dans cette rencontre aura été un score bloqué à 1-0, les dégâts ayant été limités. Puis second match contre la Côte d’Ivoire. Les éperviers se sont repris. Arrachant régulièrement de vives hilarités d’approbation au chaleureux public du stade de Kégué, les éperviers ont dominé la rencontre de bout en bout jusqu’à cette 93ème minute où le sort a bien voulu remettre tout le monde à sa place. En tout cas au final, victoire 1-0 des ivoiriens, résultat qui aura fait le plus mal aux togolais. Puis enfin cette dernière sortie face au Niger. 2-1 à la fin du temps réglementaire. Ce sera le seul but marqué par le pays organisateur, contre quatre encaissés. On aurait préféré avoir fait meilleure figuration dans cette compétition, mais à quelque chose, malheur est bon. Nous avons affronté des équipes qui étaient en activité. Certaines revenaient de la coupe du monde des jeunes. Et nous autres, avec seulement dix journées de championnat, nous avons nourrit le rêve hélas trop beau de remporter ce trophée. À nos dépends, nous avons réappris, comme si nous ne le savions pas d’avance, que le football c’est bien le talent, mais la compétition, c’est du travail, c’est une préparation.

Quelques motifs de satisfaction, envers et contre tout.

D’abord AHOLOU Roger. Le natif de la Côte d’Ivoire qui a plutôt fait bonne impression dans ses interventions aériennes à la tour de contrôle de la défense des éperviers.
Ensuite MENSAH Victor, le plus “petit” homme du tournoi. Du haut de sa petite taille, ce garçon a su régaler le public, et le mettre d’accord par sa facilité à éliminer les adversaires sans sembler forcer le talent.
Enfin NOUWOKLO Kossivi Martin, le sociétaire du Football Club GAGNOA qui a saisi l’occasion de ce tournoi pour relancer le débat sur la remarquable précision qui ne colle que trop bien à son pied gauche.

“La petite déception…”

S’il est un regret à avoir, c’est d’avoir aligné des joueurs qui ont fini par frôler le ridicule, alors qu’ils ont en effet un talent que personne ne pourrait leur disputer. Nous pensons à l’avant-centre de l’Association sportive DENGUELE de Côte d’Ivoire, GUELI Koffi.

Ce joueur en effet était l’un des éléments les plus attendus par une bonne frange du public sportif togolais dans cette compétition. Il a suscité beaucoup d’espoir pour le compte de ce tournoi, emportant même le sélectionneur Sébastien MIGNE qui a préféré passer sous silence les buteurs du championnat national. Mais ce qui ne l’a pas servi, c’est sa longue période d’inactivité après sa belle épopée avec le DEPORTUVO MONGOMO de la Guinée équatoriale. Seulement 20 minutes de jeu avec son club lors de la première journée de championnat n’ont pas suffit à lui faire rattraper ses douze mois de chômage, à lui faire retrouver sa pimpante forme qu’on lui a toujours connu. Il ne lui reste plus qu’à retourner dans son club, à garder la tête sur les épaules, à retrouver sa vélocité, pour prétendre reconquérir le coeur du public sportif togolais dont il a littéralement raté l’entrée, lors de cette septième édition du tournoi de l’intégration de l’UEMOA.

S’il est encore un rêve trop beau c’est celui du ministre des sports. Alors que le sélectionneur parlait d’un tournoi dont l’objectif était plus d’arriver à mettre d’éventuels bons pillons à la disposition de Claude Le Roy le sélectionneur de l’équipe sénior, Guy Madje LORENZO pour sa part renvoyait les acteurs à lui rapporter le trophée de la présente édition. La fin ayant justifié les moyens, on peut conclure que Sébastien MIGNE a été plus clairvoyant que le ministre de la République.
Si mea-culpa il devrait y avoir, cela devrait aller en premier lieu au peuple togolais dont ” la figure a été pour une énième fois versée par terre”. Ensuite mea-culpa à l’endroit d’AGORO Ashraf, Kissimbo HUNLEDE,TALBOUSSOUMA Panawè ou encore DOSSEH Koffi. Voilà des gens qui tenaient si bien le présent exercice de l’élite en terme de buts, mais n’ayant pu séduire la confiance du maître de la sélection. Puis enfin mea-maxima-culpa à ce charmant, fidèle et juste public sportif togolais qui au fil des journées n’aura eu que des réactions si normales.
Le tournoi de l’UEMAO pouvant être considéré comme l’antichambre de la CAN, est donc né un apparent doute dans l’esprit des togolais en ce qui concerne l’éventuelle performance que la sélection A irait produire au Gabon, au titre de la compétition continentale.

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